DESCRIPTIONS

Les tourments d'une lycéenne

 

De la difficulté de s’orienter…des couloirs du lycée au couloir de la faculté. 

Paris, premier septembre 2006 : C’est la rentrée des classes, cette année nous sommes 22 élèves à rentrer en terminale L - dans la bouche de nos professeurs 22 élèves qui ont choisi cette section parce qu’ils n’étaient pas intéressés par la perspective d’un salaire élevé. 

Pour d’autres, la filière littéraire n’est qu’une classe déchets où vont ceux qui ne savent pas quoi faire de leur avenir… 

Mais c’est bien là qu le problème se pose : au lycée, et en terminale L plus particulièrement, nous souffrons d’une cruelle désinformation. On s’entend dire à diverses occasions que l’ANPE est notre futur point commun. Encore faudrait-il nous informer un minimum sur les études avant de nous donner ce tableau pessimiste et déprimant, sans doute proche de la réalité, du monde du travail. C’est sur le moyen d’accéder au monde du travail que nos équipes pédagogiques se focalisent. 

Dans beaucoup d’établissements scolaires, du moins de lycées, existe un « bureau d’aide à l’orientation ». Et c’est là que ça coince. Ces bureaux ne sont que rarement tenus par des conseillers d’orientation, ils sont tenus par des bénévoles qui ne sont, pour la plupart, peu ou pas du tout en mesure d’aider les élèves en quête de renseignements. 

Un lycéen, une lycéenne comme moi tentera alors d’obtenir des informations auprès d’adultes travaillant dans la fillière qui l’intéresse. Encore faut-il alors qu’il sache ce qui l’intéresse : il est fréquent qu’un élève de terminale n’ait aucune idée de ce qu’il veut faire plus tard. Et c’est normal. 

Ce qui l’est moins, c’est que le manque d’information mise à notre diposition se double d’une pression pour que nous nous inscrivions quelque part. Car il est désormais nécessaire pour entrer à l’Université ou dans certaines écoles de déposer un dossier de pré-inscription en janvier. Les choix devant se faire dans la rapidité, se font aussi dans le stress, la précipitation. Et l’ensemble de ces facteurs risque fort de conduire à une orientation inadaptée. 

Dans cette mesure on peut se demander si le taux échec si élevé dans les universités est uniquement dû au manque de travail. Qui sont et où sont les conseillers qui pourraient nous aider réellement dans notre orientation ?